samedi 28 février 2015

Longue absence

Cela va faire un mois que je n'ai pas écrit d'article, mais je ne vous oublie pas, bien au contraire. J'ai repris les cours d'un côté, et relu Petit Guide à l'Usage Des Gens Intelligents Qui Ne Se Trouvent Pas Très Doués, afin de ne pas me perdre dans toutes mes idées.
J'ai besoin de votre aide! J'ai beaucoup d'idées d'articles, mais j'aimerais savoir ce dont vous, vous avez besoin, maintenant. En voilà quelques unes : 

- Une question technique : En quoi notre cerveau est différent des autres
- L'incapacité d'expliquer son raisonnement
- Problèmes de communication
- L'hypersensibilité des 5 sens
- Le manque de confiance en soi
- Comment être plus efficace avec notre mode de fonctionnement
- Les problèmes du système scolaire

N'hésitez pas à laisser un commentaire ou m'envoyer un message pour me dire quel sujet vous intéresse, même si il ne fait pas partie de la liste!

D'autres viendront! :)

mercredi 28 janvier 2015

L'hypersensibilité

          Quand on est précoce, un des problèmes principaux généralement, c'est l'hypersensibilité. Et ça, la plupart du temps, tant les personnes IP que les personnes qui les entourent, ont du mal à le gérer. Et ça s'applique à tout. Une note en cours, une réflexion, un échec, un comportement… Et c'est reparti, notre cerveau traite encore plus d'informations à la minute, on se demande pourquoi, comment, quoi, ce qu'on a fait,… et on craque. On craque parce qu'on ne comprend pas, parce que c'est trop compliqué, parce qu'on a trop de choses à penser en même temps. Ça va trop vite, et du coup, ça ne nous aide pas à comprendre. La plupart du temps c'est même encore pire. Par exemple, moi je pleure beaucoup, mais d'autres s'énervent, se referment sur eux, ou fuient tout simplement, suscitant trop souvent l'incompréhension des autres. Ce qui nous rend généralement encore plus mal.
                La première chose à faire dans ces cas-là, c'est s'isoler, ou se construire une bulle. Cette bulle, elle m'a aidé un bon nombre de fois. Il faut se calmer, et s'obliger à ralentir le rythme de nos pensées, ou alors ne pas toutes les traiter. Parfois il est nécessaire d'attendre un peu, que ça se calme tout seul. L'important est de ne pas exagérer ce qu'il s'est passé, ou notre rôle dans l'histoire. Certes, notre différence fait que parfois nous faisons des erreurs sans nous en rendre compte, mais ce n'est pas toujours notre faute. Il faut relativiser et essayer d'être objectif. Si on peut, c'est bien de parler avec quelqu'un d'autre. Cela permet d'avoir un avis extérieur, plus objectif, et donc, constructif. Attention quand même à son jugement, qui peut nous atteindre aussi, si cette personne n'est pas bienveillante.
                Le problème, c'est que beaucoup de monde ne comprend pas ces réactions excessives. Il faut faire un travail sur soi-même, pour éviter de se laisser envahir, et aussi pour ne pas faire peur aux autres, qui pourraient se fermer et s'éloigner! Ne vous inquiétez pas, ce travail peut être long, mais est faisable!

dimanche 18 janvier 2015

Le fil des pensées

                Dans ma tête, c'est vraiment n'importe quoi. Il m'arrive de ne pas réussir à suivre mes propres pensées. Et puis d'autres fois je me trouve trop compliquée. Il est très difficile, surtout au début, d'arriver à trier ses pensées. Pour commencer, notre cerveau a la fâcheuse tendance de traiter plusieurs sujets à la fois, et à nous balancer toutes ses réflexions telles quelles, sans chercher à nous aider à les comprendre. En tous cas, c'est l'impression que j'en ai. Rien que pour écrire un article c'est compliqué. Il faut que j'attende, que je laisse aller mes pensées jusqu'à ce que je considère que l'une d'entre elle puisse être intéressante, et surtout, ait un rapport avec ce que j'écris.


                Depuis quelques temps, j'arrive, quand j'ai une information importante à traiter, à la mettre de côté. Je la mets de côté pour la prendre en compte un peu plus tard. Quand je sais que j'ai un peu de temps pour ne pas me laisser déborder et pouvoir aborder calmement tout ce que mon cerveau a à me dire. Savoir faire cela m'a prit du temps, mais ça m'a changé la vie. J'arrive enfin à ne pas me laisser déborder par le trop-plein d'émotion.



mardi 18 mars 2014

Commençons par le commencement

                Quand j'ai découvert que j'étais intellectuellement précoce (THQI en fait, comme 0,1% de la population) je n'ai rien compris. Au collège tout allait très bien. Tout s'est compliqué quand je suis entrée au lycée. Le premier semestre de 2nd a été une désillusion. Une désillusion de moi-même en fait. J'ai fait le test à 15 ans après mon frère et ma sœur, juste pour voir. J'ai bien vu! Et la psy m'a suivi 2 ans. 2 ans pendant lesquels j'ai compris des dizaines de choses sur moi. 

                Pendant la période qui a suivie, j'ai cherché des blogs de personnes de mon âge, plus jeunes, dans la même situation que moi, et je n'en ai pas trouvé. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui j'ouvre ce blog, pour que les personnes qui veulent comprendre le puissent. Et ne se sentent pas seules. Si je n'avais pas eu toutes les personnes que j'ai autour de moi, je ne sais pas trop ce que je serais aujourd'hui...

                Au début, quand j'ai su, ça ne m'a rien fait. Certes, mon cerveau s'est mis à réfléchir à une vitesse que moi-même je ne pouvais pas suivre, mais ça, j'avais l'habitude. 
                La seconde étape a été plus difficile. Je me suis mise à penser à toutes ces années que j'avais déjà passées, certaines très douloureuses et j'ai commencé à comprendre beaucoup de choses. Je me suis sentie mieux. 
                Sauf qu'après ça, j'ai compris que je serai toujours comme ça, et qu'à moins d'avoir un gros traumatisme crânien, rien ne changerait. Cette constatation m'a énervée. J'étais énervée contre moi-même, je voulais comprendre pourquoi j'étais comme ça, pourquoi c'était moi qui devait endurer ça. 
                Finalement (Les séances de psy et le soutien de ma famille, notamment de ma maman, ont énormément aidé) je me suis rendue compte que je n'avais rien de grave. Je n'avais pas de cancer, personne n'était mort, et il y a des centaines de personnes comme moi. 
                Tout à la fin de cette difficile période (qui a duré quelques mois) j'ai fini par accepter ce que je suis.